Des généralistes en première ligne et mal armés

Joëlle Maraschin
Santé & Travail n° 097 - janvier 2017
couverture
Les maladies psychiques liées au travail
janvier 2017

Face aux salariés en souffrance, les généralistes privilégient la prescription de médicaments, avant celle d'arrêts de travail. Une prise en charge peu adaptée, due entre autres choses à un manque de formation, que certains praticiens cherchent à améliorer.

Avec l'explosion des pathologies psychiques liées au travail, les généralistes sont amenés à prendre en charge de plus en plus de salariés en souffrance.
Pivot des soins, le médecin traitant est le plus souvent le premier interlocuteur de ces victimes du travail.
Sur ce point, l'étude Héraclès, menée en 2014 auprès de 121 praticiens du Nord-Pas-de-Calais, est éloquente.
Visant à évaluer la "surveillance par les médecins généralistes de la souffrance psychique liée au travail", elle montre qu'un quart des patients en activité consultant en médecine générale présentent des troubles psychiques en lien avec leur travail.
L'anxiété généralisée, la dépression et les risques suicidaires sont les maux les plus fréquents.


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