Soins intensifs pour policiers qui craquent

Rozenn Le Saint
Santé & Travail n° 097 - janvier 2017
couverture
Les maladies psychiques liées au travail
janvier 2017

Surmenage, climat de tension, traumatismes… le burn-out et la souffrance n'épargnent pas les policiers. Qui plus est dans le contexte d'état d'urgence post-attentats. Le centre du Courbat prend en charge les agents au bout du rouleau. Reportage.

La cloche de l'appel sonne.
Il est 9 heures du matin.
Fébrile, Jacques [1] s'apprête à se lancer dans un discours d'adieu.
Car il compte bien ne plus jamais avoir à revenir au Courbat, un établissement de soins de suite et de réadaptation (ESSR), situé au Liège (Indre-et-Loire).
Il y a un avant et un après Le Courbat", affirme ce policier vendéen.
Un après, surtout.
Jacques a failli passer à l'acte.
Dans sa brigade, ils s'étaient retrouvés à deux, au lieu de cinq, "à travailler sans filet".
A 53 ans, il n'a plus supporté la pression.
En mai, j'étais à deux doigts de péter un plomb.
J'ai fait le con au boulot.
On a été obligé de me désarmer et les médecins m'ont amené ici", raconte-t-il.


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